Dead Rising 2.

Publié le par Sylar-rock

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Dead Rising 2

 

 

Dead Rising 2

 

 

Avec Dead Rising 2, Capcom continue sur sa lancée en proposant un jeu de zombie à la sauce loufoque. Un peu comme « Bienvenue à Zombieland » au cinéma, ce titre revisite les classiques du genre mais avec une orientation terriblement second degré.

L'histoire se déroule à Fortune City, une ville qui se trouve en plein cœur du Nevada, 5 ans après le premier épisode. Cette copie quasi conforme de Las Vegas a été justement construite pour remplacer la mythique Sin City, détruite. Dans ce haut lieu du fun et de la démesure, vous pouvez boire un verre (alcoolisé, bien sûr), allez dans des boîtes à strip-tease, assister à des spectacles de magie ou encore engloutir vos économies au casino.

 

Le héros, Chuck Greene, voit sa vie bouleversée par l'extension de l'épidémie née à Willamette. Les zombies ont tué sa femme et infecté sa fille Katey. Il doit alors se battre pour survivre mais aussi gagner assez d'argent, y compris en jouant aux machines à sous des casinos pour sauver sa fille en achetant l'antidote « Zombrex » qui pourra la sauver. Mais il va falloir faire vite car dans 72 heures (6 heures en temps réel), l'armée va débarquer pour l'arrêter. A sa plus grande stupéfaction, il est en effet accusé d'être responsable de la diffusion du parasite dans sa ville. L'ancien champion de moto-cross va avoir du pain sur la planche pour essayer de prouver son innocence...

 

Plus complet que le titre précédent, Dead Rising 2 reste fidèle à son ambiance kitch décalée totalement assumée. Les graphismes sont plutôt réussis et les détails très soignés. Il est d'ailleurs possible de personnaliser ses armes ou ses vêtements, ce qui apporte un vrai plus. Mais un conseil : évitez d'habiller Chuck en blanc, le rendu à l'écran est tout simplement catastrophique ! La bande-son est carrément excellente, avec ses petites musiques d'ascenseur typiques des films de série B. Il y a aussi une grande variété de gémissements et de cris en tout genre selon les zombies ou les victimes.

 

Autre bonne surprise : non seulement il y a des zombies, mais il y a aussi des psychopathes ! Et ils sont nettement plus dangereux et difficiles à éliminer. Pour dégommer tout ce petit monde et voir couler l'hémoglobine, vous allez pouvoir utiliser un large panel d'armes, qui va du fusil à pompes au ballon de foot. Il est aussi possible de réaliser des combinaisons entre les différentes armes, pour obtenir parfois des mélanges assez farfelus.

 

Le mode multijoueurs permet quant à lui de choisir entre la coopération ou le vrai multi jusqu'à 4 gamers. De quoi augmenter encore la durée de vie du titre ! Vous pouvez même participer à plusieurs à l'émission de télé-réalité « Terror is Reality » et vous adonner à tous les mini-jeux grotesques à remporter pour être le vainqueur et débloquer de nouveaux objets. Le but du show étant d'amuser la galerie, il n'y a aucune limite dans l'humour et la dérision, y compris (et même surtout!) au dépend des zombies.

 

En dehors de ça, il y a aussi pas mal de petites astuces, parfois longues à trouver, pour gagner plus d'argent et pouvoir acquérir des objets (les voitures sont hors de prix!).

 

Malgré tous ces excellents points, Dead Rising 2 souffre quand même de quelques faiblesses qui en font au final un opus correct mais pas exceptionnel. Le temps de chargement est relativement long à chaque fois que l'on veut changer de bâtiments, et la façon dont les missions s'enchaîne nuit considérablement à la jouabilité. Le niveau des missions est aussi très inégal et vous êtes obligé de vous taper plusieurs fois l'aventure si vous voulez que Chuck puisse réellement évoluer. Sans compter que tant que vous n'aurez pas franchi le sixième niveau, vous devrez supporter les déplacements assez lents de Chuck. Et, inconvénient majeur, il n'y a pas de sauvegarde

automatique ! Là, franchement, je me demande à quoi ils ont pensé chez Capcom...

En définitive, c'est un bon jeu pour se défouler et passer des moments de rigolade. Vous l'apprécierez aussi beaucoup plus si vous n'avez pas déjà eu l'occasion de tester le premier. Mais certaines répétitions et quelques lenteurs risquent d'ennuyer les plus exigeants.

Publié dans Test écris

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