Silent Hill: Shattered Memories [Wii] – Compte rendu

Publié le par Anakaris

silent-hill-shattered-memories-playstation-2-ps2-0-copie-2Bonjour les amis, c’est Albator :).


Non je plaisante, c’est Anakaris en compagnie de sa chère petite Wii et de son petit Silent Hill : Shattered Memories^^.

Après moult discussions endiablées et de nombreuses négociations (3 minutes montre en main, il est du genre convainquant vous savez…) avec Xaoras (sur MSN, naturellement), voici que j’ai accepté (qu’elle folie ma pris ?) de vous faire un petit compte rendu personnel de ce nouveau volet de la série horrifique de Konami.

 

Par où commencer, c’est toujours assez compliqué de commenter l’expérience vécue dans un Silent Hill, à fortiori dans un survival-horror (japonais, tant qu’a faire, toujours plus porté sur la psychologie que n’importe quel autre survival-horror), mais l’exercice et autrement plus compliqué avec un Silent Hill. Véritable étendard de la frayeur psychologique et du tourment mental que peuvent subir les personnages tout fait de polygones, je m’atte ndais inévitablement à une aventure marquante sur tout les points ; connaissant la réputation sulfutreuse… sulfutreuse (Dany Boon style) ? Ah non, sulfureuse pardonnez moi, de la saga, il ne pouvait qu’en être ainsi. C’est donc avec un léger émoi, et un soin tout ce qui a de plus religieux que j’enfourne le petit disque dans la console immaculée de blanc, à l’aide de mes doigts boudinés plein de moutarde et de gras de jambon cuit dans du saindoux (non, je ne suis pas gros, bien au contraire). Mais trêve de plaisanterie, passons aux choses sérieuses.

Tout d’abord, sachez que c’est à une relecture (je préfère ce termes à celui de « remake ») du premier Silent Hill sorti sur Playstation en 1999, signé des petits gars anglais de chez Climax (aussi auteur de l’opus Origins sur PSP et PS2). Par relecture j’entends interprétation libre et personnelle du soft d’origine, particulièrement sur ce que devait être le scénario selon eux. Ainsi, si jamais vous n’avez posé vos pâtes (propres, pas comme les miennes…) sur le jeu PS1, vous ne serez pas le moins du monde surpris par les changements opérés. Car ils sont nombreux, et pire que flagrants ! De mémoire, seul deux personnages reviennent non seulement avec les mêmes origines mais aussi avec les mêmes rôles, parmi eux Cybille Bennet, la femme flic. Tout le reste se vo it balayer, ou intégralement réinterpréter pour offrir une nouvelle vision du soft donnant naissance au cauchemar que fut la saga pour des millions de joueurs las des Resident Evil et de leur côté américain primaire. Harry Mason reste le héros de cette aventure, et sa fille Cheryl est toujours perdue dans la ville fantomatique de Silent Hill après un accident de circulation. Mais pour le coup, « l’Underworld », le monde parallèle, la vision déformée et chaotique de la ville, bien connue de par sa rouille, son aspect sanguinolent et crasseux, cède sa place à un environnement froid, terriblement vide et blanc, neigeux et glacé. Pourquoi la glace ? Me dirais-vous. Parce que déjà ça reflète plutôt bien l’idée de ville fantomatique, horriblement vidée de toute essence humaine, mais ça a un lien précis avec le scénario, que vous devrez vous-même découvrir. Premier constat qui me fait tilter ici, c’est la nouvelle apparence du héros, Harry. Tête de turc, petit papa américain plus intelligent que courageux, lunette de rat de bibliothèque à l’appuie (bon, j’exagère peut-être un peu, mais dans certaines scènes, on croirait croiser Otacon de Metal Gear Solid 1 !), cette révision du  personnage ne me plais guère. Je connais des gens pour lesquels ça n’a pas été un problèmes, d’autre qui se sont vite habitué, moi-même au bout d’une heure de jeu, je n’y faisait plus vraiment attention, donc libre à vous de considérez cela comme un défaut, mais au moins, c’est dit.

Un effort louable a été fait pour la narration du titre. Suivant un fil rouge bien connu en somme, la scénarisation se veux plus psychologique que le volet de base, à l’instar d’un désormais mythique Silent Hill 2. Ainsi, à des moments réguliers du jeu, Harry se verra projeter dans le futur face à un psychologue qui vous posera des questions sur l’effroyable aventure que vous venez de vivre, en cela des questions qui s’adressent véritablement aux joueurs seront à élucider. Êtes-vous fidèle ? Êtes-vous rancunier ? Etc. Les réponses données influeront légèrement sur le jeu. Et c’est bien (oué je sais, ça fait vachement bref dit comme ça). L’identité même du toubib sera révélée dans un jolie petit finish révélateur que j’ai franchement apprécié.

Bien mené, le scénario est. Mais la Force, avec lui n’est pas toujours. Silent Hill, pour vous c’est quoi ? Pour moi c’est plus qu’un jeu d’horreur, c’est parfois un jeu de sévices mentaux, un jeu de fou furieux créer par des êtres obscurs et instables. En cela les gens de Climax on bien rempli le cahier des charges, en donnant une nouvelle ambiance plutôt cohérente et inquiétante au titre. Des détails graphiques uniques au soft le prouvent. Ainsi, ayant parcourue longuement les rues de la ville avec ma lampe torche, les ombres particulièrement vivaces se détachant des objets incitent à la prudence, voire même à la paranoïa. On croirait que les ombres sont en fait des entités bien distinctes nullement rattachées à un objet éclairé (lampadaire, boite postale commune, véhicule…), c’est alors que l’on croit voir toutes les 5 minutes quelqu’un, ou quelque chose bougé au loin. Un enfant même, à en juger la taille de ce que l’on croit avoir vu se mouvoir. Mais il n’en n’est rien, et au bout d’une heure de jeu, on s’y fait, la pression générée implicitement retombe. Il n’y a rien d’effrayant qui se produit là ou on s’y attend, mais malheureusement pour le jeu, rien d’effrayant ne se produit véritablement nul part. Les seules phases réellement stressantes sont bien entendu la descente régulière et inopinée dans cet enfer blanc, alors pourchasser par des créatures à la laideur inhumaine. Contraint de fuir et de défoncé des portes à coup d’épaule ou de sauter au dessus de murets et grillages (il n’y a que cela à faire, rassurez vous, vous ne manquer rien en n’explorant pas minutieusement les pièces traversez à ce moment là), la peur guidée par une bande son violente et percutante s’installe efficacement. Mais j’ai envie de dire, qu’une fois 2 ou 3 de ces phases vécues, les joueurs (surtout les habitués des Devil May Cry et autre jeu à tendance horrifique disposant d’une bande son agressive) seront parfaitement habitués au stress galvanisant leurs gestes et leur application. Comme toujours, la peur véhiculée et en fait un soufflet au fromage qui retombe lorsque l’on retire son plat du four, dommage.

Ces phases de poursuites sont au final les seules phases d’action proposées par le jeu, tout le reste n’étant qu’exploration dans un monde certes inhabité et étrange, mais dans lequel on ne se sent pas franchement en danger. Cela dit, on se souvient tous (moi du moins) d’un Homecoming (fait par des américains d’ailleurs. Non je suis pas anti-ricain primaire, c’est juste que ce même studio, Double Helix pour ne pas le nommer, s’apprête à détruire ma saga de T-RPG favorite : Front Mission, toujours avec de l’action de gros beauf digne d’un Modern Warfare de bas étage, moche en plus…) orienté prioritairement action, et finalement totalement hors de propos. Pourtant, il ne manque pas de sympathique idée pour faire de cette exploration une véritable élucidation de tout un tas de mystère, opéré pas à pas. Comme l’utilisation de l’Iphone pour recevoir des indices sous forme de SMS, l’utilisation de l’appareil photo pour surprendre des étranges spectres ayant vécus à Silent Hill, sources d’indices précieux. Ou encore l’utilisation du GPS, version moderne de la carte papier sur laquelle on peut avec la Wii-mote, tracé son parcours pour ne pas se perdre.

Parlons-en, de la Wii-mote justement, avant de clore cette critique. L’utilisation de la manette si particulière à la Wii ne dérange pas outre mesure. Du moment que vous ne courez pas comme un dératé tout au long du jeu. Les petites trouvailles d’analyses et de fouilles des décors sont même bien trouvées. J’ai beaucoup aimé secouer des canettes de soda vides pour en faire sortir une clé, ou encore balancer ma main de gauche à droite pour ouvrir la porte sur roulis d’un placard. Cependant, et lors des phases d’action, se rapportant plus à une course d’obstacle plus contraignante et franchement fatigante à la longue que stressante (la longueur de ces phases augmentant toujours plus à chaque fois, la difficulté croissante se voit littéralement et inutilement élevée à force, navrant), la sensibilité et l’imprécision du Nunchuk est à rager comme un porc…

Les limites de la Wii-mote trouvent donc là leur bête noire (bien qu’un pur jeu d’action comme MadWorld ou Sin & Punishment 2 font merveilles avec), tandis que les version PS2 et PSP voit leur gameplay tronqué à base d’un curseur lent comme la mort et un bouton d’action rigide et ancestrale au possible. Un conseil, si vous achetez Shattered Memories, prenez-le sur Wii malgré tout, c’est pour cette console et aucune autre que le jeu fut pensé.


En définitive, il y a fort à parier que cette nouvelle itération horrifique ne plaira pas à tout le monde. Gameplay tantôt intelligent, tantôt mal calibré, scénario relus (et non pas remaké hein), qui ne plaira pas à tout le monde (moi je m’en suis contenté, seul bémol, le personnage d’Harry Mason franchement moins charismatique que celui d’origine) ; graphismes honnêtes dévoilant une véritable ambiance (bien différente ceci dit). Seul gros soucis, la frayeur n’est plus. Seul l’inquiétude et les quelques petites pointes d’angoisse subsistent. Pourtant, on sera enclin à féliciter le développeur pour avoir délaissé la voie de la facilité afin de nous offrir une nouvelle vision de Silent Hill, certes imparfaite, mais originale.

 

Anakaris, qui rêve d'être Albator.

 

Musique écoutée lors de la rédaction de l'article: L'OST de Silent Hill 4, une merveille :).

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Anakaris 11/08/2010 23:40


Chacun son avis, tant qu'on y amène pas avec la guerre puerile des consoles qui sévit sur JV.con ;).


WindTaker 11/08/2010 23:33


Hé dit donc mais c'est que c'est bien écrit tout ça!

Ta copier coller d'où? mdr nan je déconne ;).
Moi en tout cas j'ai un avis bien plus mitigé que le tient. Plutôt moyen, cet épisode Wii m'aura beaucoup moins convaincu que l'ancien Silent Hill Origins sortie précédemment sur PSP. Le jeu est
moins inspiré esthétiquement, moins beau, moins fluide, moins frissonnant, moins dérangé, moins tout en faites... Ce SH m'aura extrêmement déçu et m'aura donné un leçon qui est la suivante; Ne pas
se fier à la licence pour juger la qualité d'un jeu... Donc réfléchissez à deux fois avant d'acheter ce jeu, surtout maintenant car son prix est un peu excessif.


Xaoras 11/08/2010 20:22


Ah oui je me rappelle de cette longue discussion oO ! (me rappelle de pas grand chose ces temps-ci moi faut avouer xD) bref sachez qu'Anakaris commence à jouer à Silent Hill à 2heures du matin...
et que moi je lui propose un compte rendu ensuite comme ça pour le fun. (je suis méchant en fait !)

Merci pour ce compte rendus, comme d'habitude du bon boulot de ta part !

Pour le jeu en lui même dommage que la frayeur ne soit plus de ce monde, on dirait que les véritable survival horror ce font de plus en plus rare alors qu'en toute logique aujourd'hui ils
pourraient-être terrifiant bien plus que par le passé !

Le jeu semble tout de même sympa d'après ce que tu dit et si une Wii me tombait du ciel je pense que ce jeu ferait partie de ma ludothèque :)

Je tient à souligner que le terme "relecture" pour ce jeu est très bien employé et je trouve que c'est rare d'avoir le droit à ce genre de proposition de la part des développeurs, il fallait bien
le démontrer et tu l'as fai ^^

Je pense avoir tout dit et encore merci pour ce "mini test" ^^' (les autres vous inquiétez pas je lui donnerais du boulot de temps en temps ça lui fait du bien de bouger sinon après il abuse sur la
moutarde xDDDDDDDDDDD)


Anakaris 11/08/2010 20:12


Mdr j'me doute, c'est pour ça j'me suis bridé pour coller au format blog, que ce soit agréable à lire pour tout le monde. Et dans un sens, c'est plus agréable à écrire pour moi aussi xD!


w3s 11/08/2010 20:10


Anakaris...Si tu veux que l'on soit bons amis, continue avec les comptes rendus et oublie les tests xD je lirais pas 10 pages de test moi ;p